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Les sites aquacoles: le PLU, un outil pour préserver la fonction économique du foncier en accès mer

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Le réseau des aménageurs de Cornouaille s’est réuni, mardi 11 décembre 2018, à Quimper Cornouaille Développement, pour évoquer les solutions, dans les plans locaux d’urbanisme (PLU), pour protéger les exploitations aquacoles de notre territoire et plus largement les sites bénéficiant d’un pompage d’eau de mer.

Un principe général : éviter le changement de destination des sites.

4 communes (Concarneau, Douarnenez, Penmarc’h et Plouhinec), 3 SCoT (CCA, Odet et Ouest Cornouaille), 2 intercommunalités (CCA et le Pays Bigouden Sud) et le cabinet TOPOS de Nantes étaient réunis autour de Quimper Cornouaille Développement (QCD),  Investir en Finistère et le Comité régional de la conchyliculture-Bretagne Sud pour:

  •  identifier les sites concernés;
  •  analyser les types de zonage dans les PLU;
  •  et partager leurs expériences.

Une étude accès eau de mer pour produire en Finistère

Une trentaine de sites à terre et une douzaine de sites en mer ont été identifiés en Cornouaille par l’étude « accès eau de mer » pilotée par Investir en Finistère en 2017. Quimper Cornouaille Développement a cofinancé cette étude. Ces sites sont référencés et cartographiés sur un portail internet qui a été présenté lors de la réunion. Téléchargez la plaquette Accès à la ressource "eau de mer" pour produire en Finistère.

capture plaquette accès mer, investir en Finistère, 2018

Ces sites constituent une richesse pour la Cornouaille. Un potentiel d’attractivités pour des entreprises en recherche de foncier ou d’immobilier parfois à l’échelle de toute la façade Atlantique. Ils constituent des perspectives de développement pour l’ensemble des filières maritimes, de la conchyliculture aux biotechnologies ou au tourisme.

Les enjeux de protections des sites varient beaucoup selon le types d’activités exercées. Si les sites de tourisme et de loisirs (thalassothérapies) ou les activités de mareyage subissent des pressions relativement modérées, en revanche les sites aquacoles (particulièrement conchylicoles) sont les plus sensibles à des changements qui peuvent se révéler irréversibles.

Deux grands principes sont identifiés pour « zoner » les sites aquacoles dans les PLU. À terre, il convient de considérer ces sites comme des exploitations agricoles. Dès lors, le zonage « A » (pour « agricole ») permet d’éviter les changements de destination des exploitations. En mer ou dans les estuaires, la situation est plus complexe, le milieu est changeant, évolutif par nature. Dès lors il convient de ne pas figer trop strictement la vocation des espaces. Il convient de ne pas mettre ces espaces « sous cloche », par exemple en les identifiant systématiquement comme espaces remarquables au titre de la loi Littoral, ce qui pourrait freiner les potentiels de développement ou tout simplement empêcher le maintien d’une activité.

Cette pratique du zonage des espaces aquacoles et du territoire maritime est encore récente et nécessite de nombreux partages d’expériences entre territoires et acteurs pour trouver le juste équilibre.

Pour plus d’informations sur le sujet consultez:


Dernière modification : 29 janvier 2019
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